Accélérer l’électrification des bâtiments
A partir d’un panorama consolidé des données françaises sur la décarbonation des bâtiments, le rapport « Accélérer l’électrification des bâtiments » formule 20 propositions pour atteindre les objectifs de la SNBC3, sans engagement financier supplémentaire de l’Etat.
La note « La rénovation énergétique, priorité pour le climat ? » rappelle les éléments structurels qui aurait dû interroger la hiérarchie des priorités appliquée par les politiques publiques ces vingt dernières années en faveur de la rénovation énergétique et défend l’idée que l’électrification aurait dû constituer le premier acte de la décarbonation des bâtiments.
Le rapport « Accélérer l’électrification des bâtiments » fruit de près de six mois de travaux intégrant les données les plus récentes disponibles au printemps 2026, il croise les informations de 25 organismes, administrations et filières afin d’éclairer les choix de politique publique et les leviers permettant d’atteindre les objectifs climatiques de 2030.
Rapport – Juillet 2026

Note « Regard Eclair » – Juillet 2026

La première analyse transversale de la décarbonation des bâtiments en France
Le rapport n’a pas pour ambition de produire de nouvelles données, mais de rassembler, croiser et mettre en perspective des informations aujourd’hui dispersées et parcellaires entre administrations, énergéticiens, filières industrielles et organismes spécialisés.
Il mobilise notamment les travaux du SDES, du CITEPA, du CEREN, de RTE, de l’ADEME, de l’ANAH, du CSTB, de l’INSEE, de la Cour des comptes, du Conseil d’analyse économique, de GRDF, d’Enedis, de la FEDENE, d’Uniclima ainsi que de plusieurs directions du ministère de la Transition écologique.
Alors que les ventes de chaudières, les réseaux de chaleur, la chaleur renouvelable, les fluides frigorigènes, les certificats d’économie d’énergie ou les profils d’équipements sont généralement analysés séparément, il propose une lecture consolidée et précise de l’ensemble de ces enjeux.
Vingt ans de politiques publiques à l’épreuve des résultats
électrifier rapidement les usages fossiles puis améliorer progressivement la performance énergétique du parc immobilier.
Une nouvelle lecture de la décarbonation des bâtiments
- Il distingue et détaille les différents usages : thermiques – chauffage et eau chaude sanitaire – des autres usages énergétiques,
- Il associe les émissions de CO2 aux équipements qui en sont responsables, identifiant notamment celles du parc de chaudières fossiles évalué à encore près de 13 millions d’unités,
- Il intègre et met en lumière les émissions liées à l’utilisation du bois-énergie, trop généralement absentes des analyses sectorielles,
- Il évalue l’impact réel des différents leviers de décarbonation grâce à la reconstitution de
l’évolution des émissions depuis 2010 : substitution des chaudières au fioul, amélioration énergétique des bâtiments, sobriété, évolution du climat, réseaux de chaleur et fluides frigorigènes.
Pourquoi l’électrification s’impose désormais comme un levier central

20 propositions pour accélérer la transition dès 2026
Ces propositions s’organisent autour de quatre priorités : mobiliser les gisements d’électrification rapide ; évaluer la rénovation énergétique à partir de son coût réel par tonne de CO2 évitée ; créer un choc d’offre autour des pompes à chaleur ; responsabiliser les propriétaires et les collectivités locales.
Pour l’Institut TerraWater, l’enjeu n’est pas de mobiliser davantage de financements publics, mais d’améliorer l’efficacité climatique et économique des moyens déjà engagés.